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FAUSSES PLAQUES D'IMMATRICULATION : La douane doit balayer devant sa propre porte
AD - 2006-08-04 21:14:22

Cependant, il y a un fait constant qui se dégage a l'issue des enquêtes : c'est que les documents en cause ont quitté la douane, précisément le Bureau des Exonérations et des Maliens de l'Extérieur (BEMEX) pour l'Office Natio­nal des Transports (ONT) qui a procèdé normalement au remplissage des formalités d'établissement des cartes grises des véhicules concernes par de vraies fausses pla­ques d'immatriculation.

En attendant le 8 août prochain, date à laquelle le tribu­nal de première instance de la commune VI du dis­trict de Bamako va se prononcer en référé sur cette affaire qui oppose des transitaires dont K-Trans, Tounka Shipping et ITM à la Douane, il revient à la Di­rection Générale de cette structure de situer les responsabilités qui sont à l'origine de cette affaire de fausses plaques d'immatri­culation.

Et, cela pour redorer son blason. Puisque, l'un de ses bureaux, notamment celui des exonérations et des Maliens de I'extérieur communément appelle la BEMEX est mis en cause pour avoir envoyé sous plis fermés des faux dossiers à la Direction Nationale des Transports. Les transitaires qui ont traduit la Douane en justice estiment que le processus de dédouanement a été régulièrement effectué dans la mesure où c'est seulement au niveau de la Douane et plus précisément du Bu­reau des Exonérations et des Maliens de Extérieur que les faux dossiers ont été introduits.

Face à cette situation, le BEMEX doit s'expliquer, d'où la plainte au niveau du tribunal de première ins­tance de la commune VI du District de Bamako. Pire, le Pole Economique et Fi­nancier est aussi saisi du même dossier, et on at­tend avec impatience ses conclusions.

Avant celles-ci, un planton et un secrétaire du bu­reau en cause, c'est-à-dire le BEMEX sont, depuis quelques jours, aux arrêts. Cependant, il y a des tentatives de brouiller les pis­tes par des manipulations par voie de presse. Le re­portage de notre confrère l'ORTM du vendredi 21 juillet dernier sur cette af­faire des vraies fausses pla­ques d'immatriculation en dit long sur la volonté de certains douaniers de se livrer à des règlements de compte personnel.

Réalise uniquement sur le BEMEX, ledit repor­tage tentait de faire croire que c'est ce bureau qui a découvert le premier les fausses plaques d'immatri­culation, alors qu'il n'en est rien. C'est comme si l'accusé voulait retourner l'accusation.

L'opinion nationale n'est pas dupe encore moins les transitaires qui ont attaqué la Douane de­vant les tribunaux.

La première sait bien que c'est la section recher­che et investigation qui a ouvert la chasse aux faus­ses plaques d'immatricula­tion et elle continue d'ailleurs son petit bonhomme de chemin en allant cueillir des véhicules en cause dans les familles où au lieu de travail s'il le faut. Quant aux transitai­res, ce n'est pas pour rien qu'ils ont indexé et accusé le BEMEX. La justice fera certainement son travail. Mais d'ici là, la direction de la
Ainsi elle pourra trouver un modus vivendi avec les transitaires et les propriétaires des véhicules en cause pour le bonheur de l'économie malienne.


 


 

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